Instagram et moi

Instagram-et-moi

À l’origine, Instagram est un réseau social dédié à l’échange et au partage de photos instantanées. À l’origine seulement. Lorsque l’application venait d’être lancée, on se contentait de prendre le cliché, un filtre, une légende et c’était déjà posté. On partageait son quotidien, humblement, sans prétention aucune. Et puis la plateforme a gagné en notoriété, le nombre d’inscrits a explosé, la course aux abonnés a débuté.

Au début, Instagram était pour moi une source d’émerveillement constante et d’inspiration infinie. Tant de nouvelles perspectives, de découvertes… En l’espace de quelques mois, le réseau a pris une place prépondérante dans ma vie. Je pouvais littéralement y passer des heures. Et je m’y suis perdue. Jour après jour, j’avais fait défiler tellement de quotidiens soi-disant parfaits que j’avais fini par réussir à détester le mien. Toutes ces belles choses que je n’ai pas. Ces vies sans accros qui ne ressemblent en rien à la mienne. Combien de journées ai-je commencé en me disant « je ne suis pas aussi belle », « les vêtements que je porte ne sont pas aussi beaux », « je ne suis pas aussi ordonnée », « ma chambre n’est pas aussi bien décorée » ?! Sur Instagram, tout paraît si beau, si joli, si mignon, si agréable… mais purée, est-ce que c’est ça la vie ?!

Selon moi, Instagram a perdu ce qui faisait son unicité : sa spontanéité. On ne prend pas seulement le temps de mettre en valeur, on prépare, on met en scène, on retouche. Tout n’est qu’apparence.

Pendant un temps, je n’osais même plus poster, tant j’avais l’impression que mes clichés faisaient pâle figure à côté des images parfaites qui sont postées chaque jour par centaines. Je ne suis pas de celles qui passent une heure à retoucher la photo avant de la publier. Ni de celles qui cherchent à tout prix à avoir un feed exempt de tout défaut. Je refuse de gâcher un chouette moment parce que je ne décroche pas de mon portable. Je refuse d’acheter tels aliments ou telles boissons parce qu’ils sont « instagrammables ». Je refuse de manger mon plat froid parce que j’ai dû m’y reprendre trente-six fois avant de faire une photo digne d’être postée. Je refuse d’entrer dans ce monde tout lisse.Clicclabirds-septembre

Pour cette raison, le mois dernier, j’ai décidé de participer au challenge #clicclacbirds lancé par Natacha Birds. Un jour, un thème/une instruction. Chaque participante interprète à sa façon la consigne. À sa manière, sans essayer de  copier un autre compte, de rentrer dans les standards d’Instagram et c’est ce qui me plaît. On photographie un bout de quotidien, même s’il n’est pas parfait, et ce partage simple, humble et modeste me fait beaucoup de bien.

Ainsi, même si la journée file à toute vitesse, que le temps n’est pas à la fête ou que le thème ne m’inspire pas vraiment, j’essaye de poster tous les jours. Même si mon fond n’est pas systématiquement uni, que mes objets ne sont pas forcément parfaits et que mes horaires ne me permettent pas toujours d’avoir la bonne luminosité. J’essaye juste d’être moi-même, et croyez-moi, c’est déjà bien assez !

Quoiqu’il en soit, si l’envie un peu folle de me suivre vous prend, vous pouvez me retrouver ici !

Pauline

 

 

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